mardi 15 décembre 2020

Abattage d'arbres au centre ville de l'Haÿ-les-roses

L’abattage des arbres du square Allende lundi 7 décembre a été violent, l’entrée de la roseraie est dévastée.

Les lhayssien.e.s  et les promeneur.e.s sont interloqués, choqués, voire sidérés. 

 

Depuis un an, 80 arbres ont été abattus à l’Hay. Des arbres solidement enracinés dans le sol, pour la plupart centenaires. Ce sont deux îlots de fraicheur qui disparaissent dans les squares Jouhaux et Allende. Deux écosystèmes essentiels dans l’espace urbain, mais l’humain ne s’en rend plus compte, il a perdu le contact avec le Vivant. Sans oublier l’arbre de Judée, classé « arbre remarquable », il était là comme une sculpture, un îlot de mémoire et de beauté dans le square Elmelik et réjouissait le cœur des lhayssiens et des promeneurs. Il a hélas fini dans une déchetterie ! 

Être sur le chemin de la transition écologique, c’est être force de proposition. Mais il faut aussi savoir dénoncer et dire non. Ces îlots de fraicheur et de brumisation seront remplacés par des sols recouverts de substances minérales, des îlots de chaleur où il ne fera pas bon flâner au plus fort de l’été. Ce n’est pas ainsi que nous imaginons le l’Haÿ-les-Roses de demain.  

C’est être force de proposition pour construire un monde de demain habitable, robuste et où il fait bon vivre ensemble ; apprendre à vivre et coopérer avec le vivant, et pour cela mieux le connaître ; intégrer l’espace urbain dans les écosystèmes existants pour rendre plus résilient l’habitat que nous laissons aux jeunes générations et à celles à venir ; revenir aux besoins essentiels et à des savoir-faire par soi-même dans un esprit de justice sociale intégrant toutes les composantes de la population. 

Je le dis dans un esprit constructif d’ouverture et de dialogue, mais avec une détermination inébranlable : il est urgent et vital de « Renouer avec le vivant » [1] pour aller vers une vraie résilience locale à l’Haÿ-les-Roses, et faire de l’espace public, comme de l’espace privé (jardins, terrasses, balcons…), des lieux de vie.

ET SI… on faisait de ce futur centre-ville un vrai lieu de vie ? Et si on allait se promener ensemble dans un centre-ville à imaginer, celui que nous désirons vraiment ? Nous serons force de proposition pour en faire un lieu accueillant pour le végétal, l’animal, et l’humain, capable de s’adapter aux conséquences du dérèglement climatique. POURQUOI PAS… un verger, des chemins de terre, des zones de fleurs sauvages aux pieds des arbres, des jardins partagés, de petites boutiques de proximité au lieu de grandes surfaces, un kiosque à musique, etc.

Oui c’est possible, tout est encore possible. Aidons et incitons les concepteurs et promoteurs à intégrer pour de vrai la nature dans leurs projets de construction. Ça vaut le coup d’essayer. Alors imaginons ensemble le monde de demain. Si nous sommes nombreux à nous mobiliser dans la ville, nous y arriverons. Mobilisons nos familles, amis, voisins, quartiers, commerçants, réseaux et associations, faisons des boîtes à idées, organisons des cafés et apéros visionnaires du l’Hay de demain, etc. Soyons inventifs pour faire du centre-ville de demain un lieu de vie, innovant et écologique.

Bonnes fêtes de fin d’année.

Daniel Tasset , président de l’Hay en Transition 

 

[1] J’emprunte cette expression au titre du numéro Hors-série de la revue Socialter qui vient de paraître en décembre 2020 : https://www.socialter.fr/article/hors-serie-9-renouer-avec-le-vivant-avec-baptiste-morizot 

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